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Menton le proclame, telle une deuxième devise : "Ma ville est un jardin" !
Le journal "Le Monde" – dans une page entière consacrée à ce sujet ! – ne dit pas autre chose : "Menton, une serre à ciel ouvert".
Les professionnels confirment en couvrant "la perle de la France" de... lauriers : après avoir décroché le Grand Prix National du Fleurissement, la cité a été cataloguée Fleur d'Or, seule ville ainsi titrée en région Provence-Alpes-Côte d'Azur au sein d'une confrérie qui ne compte que 9 membres en France...
N'en jetez-plus – la corbeille est pleine – et réservez le week-end-end des 11 et 12 septembre prochains pour vous enivrez de senteurs, vous éblouir de couleurs et vous étourdir de secrets aux Journées Méditerranéennes du Jardin de Menton. Trois jardins classés "monument historique", sept jardins dits "d'exception", deux jardins répertoriés "remarquables" ouvrent leurs grilles.

En parcourant les jardins de Menton, on se glisse dans le grand livre du monde de la botanique et, dans le même mouvement, dans celui de l'histoire de la ville. Des "lords" amoureux, des militaires nostalgiques, des comtesses excentriques, des artistes sans frontières et sans limites, de riches hivernants exubérants ont englouti des fortunes, tué des milliers de jours et de nuits pour créer ici, parce que la nature le veut bien, les plus beaux parcs d'Europe. Certains ont failli périr, la ville et l'Etat les ont tous ressuscités.
A petits pas, l'esprit dégagé, les sens aux aguets, allez de Val Rahmeh à Serre de la Madone, de la Villa Serena à Fontana Rosa, grimpez au Pian – une authentique oliveraie – furetez en ville, derrière les façades, des squares luxuriants se cachent tels des violettes sous la mousse... Les espèces sont souvent rares mais aussi majestueuses que dans leur milieu naturel, quant à celles communes elles ont un tel éclat qu'on se doit de les aimer toutes.
Alors attardez-vous sous les palmiers trapus ou au long cou, sous l'arbre dont les lianes qui touchent le sol deviennent arbres à leur tour jusqu'à la fin des temps, caressez du bout du doigt le Dracena Drago qui donne son sang pour colorer le bois des violons, vénérez le Sophora Toromiro, l'arbre sacré de l'Île de Pâques planté pour la première fois en pleine terre, hors son milieu naturel, à Menton, amusez-vous avec l'arbre à tomates du Pérou, choyez les agrumes de chez nous... Extasiez-vous sur les allées ratissées avec raffinement ou sur les restanques au désordre organisé, respirez les parfums et la mer, regardez, au-delà des couleurs, les nuances invisibles des feuilles.
Ici, en ville, l'Homme prend la mesure de la condition quasi-céleste de la Nature, car les jardins de Menton sont, comme le dit un britannique en admiration devant la tranquille luxuriance de Serre de la Madone, "une invite irrépressible à monter au ciel".
Les Journées Méditerranéennes du Jardin sont aussi, sur les 6000 m2 de l'esplanade Francis-Palmero, face à la mer, l'occasion unique de rencontrer des décorateurs et des pépiniéristes, de partager des ateliers, d'échanger plantes et conseils avec des passionnés.
En septembre, Menton n'accueille pas l'automne mais ouvre une voie pour se perdre dans les jardins du Paradis, éternellement verts et parfumés.
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